Le chasseur français





Ces publicités sont extraites d’un numéro du Chasseur Français datant de 1952. Ce magazine, qui a été lancé en 1885, existe toujours aujourd’hui…!
Il regorge aussi de petites annonces matrimoniales (je ne sais pas si c’est toujours le cas aujourd’hui, mais je feuilletterai un numéro en kiosque à l’occasion).
Ça me donne envie de vous proposer un thème à suivre toute la semaine prochaine : “le mariage à tous prix dans les années 50″…
D’ici là, passez un bon week-end !
These ads are extracted from the magazine Le Chasseur Français (1952), which still exists since 1885.
There are many matrimonial ads too (this magazine were - maybe still is - well-know for that).
So next week there will be a theme about “a wedding at any price in the 50’s”…
Have a nice weekend !
Filed under bla bla, drawings | Comments (4)
Solitude

La phrase que je préfère dans Cent ans de solitude:
“[il] acheta un billet éternel pour un train qui n’arriverait jamais à destination.”
Un peu plus haut, il y a cette très belle phrase :
“Étourdi par deux nostalgies qui se faisaient face comme des miroirs parallèles, il perdit son merveilleux sens de l’irréalité, au point qu’il finit par leur recommander à tous de quitter Macondo, d’oublier tout ce qu’il leur avait enseigné sur le monde et le cœur humain, d’envoyer chier Horace, et, en quelque endroit qu’ils fussent, de toujours se rappeler que le passé n’était que mensonge, que la mémoire ne comportait pas de chemins de retour, que tout printemps révolu était irrécupérable et que l’amour le plus fou, le plus persistant, n’était de toute manière qu’une vérité de passade.”
posted 4 months, 18 days ago. Tags: books, citation, RozsikaGabriel Garciá Márquez
Filed under drawings, texts | Comment (0)
Citation (2)
Sur une œuvre exposée à la Biennale de Lyon, il y avait ce très beau texte… le genre d’idée qui me fait penser “oh, mais c’est tout moi, ça…”
soudain j’ai eu besoin de toi
de te parler, et les mots me manquaient
trop lents, pas assez là, et le temps que
je les trouve, ils s’étaient envolés
————————————————————————————————————
————————————————————————-mais peut-être
que ce n’est que comme ça que passent
les idées, entre les mots oubliés
et que le seul travail que l’on ait
soit de se rappeler
retrouver — là où l’on était
on ne parle que de souvenirs oubliés
peut-être est-ce le seul moteur
Bruno Peinado - À Bâtons rompus 3
1997-2000 (affiche sérigraphiée)
posted 5 months, 3 days ago. Tags: art, citationFiled under texts | Comments (2)
La la lala…
Ce matin, j’ai entendu cette chanson à la radio et je me suis dit “oh, mais c’est moi, ça”. Voià. C’est tout.
Bien sûr l’original (à écouter ici) est de Gainsbourg (j’aurais voulu mettre un petit player, mais il ne marchait pas…)
posted 7 months, 19 days ago. Tags: citation, love or soFiled under bla bla | Comment (1)
Le pouvoir portoricain
Un grand merci à Awel qui m’a envoyé cette vidéo énormissime sur myspace ! Je ne peux pas m’empêcher de vous la faire partager…
posted 7 months, 29 days ago. Tags: citation, senselessnessFiled under videos | Comment (0)
Étude comparative


Filed under photos | Comment (0)
Lisez António Lobo Antunes

Filed under drawings | Comment (0)
Citation
posted 1 year, 4 months ago. Tags: citation, life, love or soFiled under drawings | Comment (0)
(Aie) l’air narcissique.
Il paraît que l’on vit une ère - ou un air ? - narcissique.
Le narcissisme, c’est le drame de Narcisse, ce jeune homme doté d’une beauté inouïe qui, apercevant un jour son reflet dans l’eau d’une fontaine, en tomba si éperdument amoureux qu’il resta figé sur place à jamais, se transformant peu à peu en une fleur qui prit son nom.
Faut-il croire que l’eau possède parfois la propriété magique de faire apparaître l’être aimé?
Je suis née dans la région Lyonnaise ; je connais un peu le Forez car nous y allions souvent en vacances, en famille. Plusieurs fois, nous avons visité un château nommé la Bastie d’Urfé, car c’était la demeure de Claude d’Urfé, grand-père d’Honoré, l’écrivain, inventeur - malgré lui - du roman-fleuve. Une légende, contée par un guide à l’esprit romanesque, a marqué toute mon enfance. Elle parlait d’une fontaine où l’on pouvait voir, en se penchant au-dessus de l’eau, le reflet de la personne censée nous aimer.
Assez pres de là dans un autre quarré, estoit la fotaine de la Verité d’aamour, source à la verité merveilleuse ; car, par force des anchantemens l’amant qui s’y regardoit, voyoit celle qu’il aimoit, que s’il s’y voyoit auprès, que si de fortune elle en aimoit un autre, l’autre y estoit representé et non pas luy, et parce qu’elle descouvroit les tromperies des amants, on la nomma la Verité d’amour.
Honoré d’Urfé, L’Astrée
Qui n’a jamais rêvé d’une telle curiosité ? Ma naïveté de l’époque ne me faisait pas douter de l’existence de tels pouvoirs, d’autant plus que, preuve indéniable, la fameuse fontaine se trouvait dans le parc du château. Quelle ne fut donc pas ma déception, le jour où je pus enfin approcher cette fontaine : de l’eau, il n’y en avait plus depuis longtemps. La fontaine avait été scellée. Plus de reflets. Plus d’amour. Un drame d’adolescente.
J’ai repensé à cette fontaine, quelques années plus tard, en découvrant dans la vidéothèque paternelle Le voleur de Bagdad - celui de 1940, avec le sexyssime John Justin. Dans une scène mémorable, Ahmad se faufile dans le jardin où la Princesse (je continue à me demander si le personnage à vraiment un prénom…) se détend avec des dames de compagnie. Ces demoiselles, si bien éduquées, poussent de petits cris à la vue d’un homme dans l’eau. “A genius ! a genius !” : il s’agit en fait du reflet d’Ahmad, alors caché dans le feuillage d’un arbre. Mais la Princesse n’est pas, bien sûr, aussi naïve que ses amies. Bien sûr, ça ne l’étonne pas plus que ça d’apprendre que le génie la cherche depuis la nuit des temps (n’est-elle pas supposée être la plus belle du royaume ?). Bien sûr, elle est un peu effrayée quand le “génie” disparaît de l’eau pour se matérialiser derrière elle en beau et fringant jeune homme. Mais très vite elle retrouve le nord, et demande au jeune homme avec une voix sensuelle, levant déjà le menton pour se faire embrasser :
“Where do you come from?
- From the beginning of Time.
- How long have you been looking for me?
- Since the beginning of Time.
- Now that you’ve found me, how long will you stay?
- To the end of Time.”
The thief of Bagdad, 1940
posted 1 year, 4 months ago. Tags: cinema, citation, love or soFiled under texts | Comment (0)





Recent Comments