L’heure zéro
Je n’ai pas lu le livre. Je me suis laissée prendre au jeu comme une gosse, à scruter l’écran pour tenter de capter le moindre détail qui pourrait m’aider à deviner le nom du coupable avant sa révélation officiel par le commissaire. Quelle arrogante… Première arrestation. Mais non ce ne peut être lui, le coupable. Deuxième arrestation… Non, encore une fausse piste…? Enfin, le vrai coupable passe aux aveux.C’est étrange, j’ai du mal à y croire. Est-ce la façon dont les acteurs surjouent ? J’attends le bouquet final, mais non. Quoique… le dernier plan ne viendrait-il pas tout remettre en question ? Chut !… Pas un mot de plus. Ce film est un régal… parce qu’il sait nous laisser sur notre faim.

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Store Wars
Une parodie de Star Wars réalisée avec des légumes ! C’est croustillant.Voyez aussi le site officiel…
posted 6 months, 13 days ago. Tags: cinemaFiled under videos | Comment (0)
Haut les mains, peau d’lapin…

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Paranoid Park
Et vous, si par inadvertance il vous arrivait de tuer quelqu’un, vous feriez quoi…?

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Magyar Népmesék : A só (Contes folkloriques hongrois : Le sel)
Merci à Zoli pour le lien.C’est un dessin animé hongrois basé sur un conte folklorique. C’est l’histoire d’une princesse qui dit à son père qu’elle l’aime comme les gens aiment le sel. Le roi, qui n’a visiblement pas le sens de la poésie, le prend très mal et la chasse de la maison. La petite se réfugie dans les bois. Un jour, elle rencontre un prince sur un cheval. Ils se marient et invitent le roi voisin à casser la croûte. Mais dans les plats servis, il n’y a pas de sel. Le roi trouve tout dégueulasse. Puis il comprend son erreur et il est très heureux de retrouver sa fille…C’est une vraie légende de l’Est. J’ai trouvé aussi la version roumaine (en français), que je dédicace à Solène.
posted 11 months, 20 days ago. Tags: children, cinemaFiled under videos | Comment (1)
La boîte noire
Quand j’étais petite je me sentais toujours très mal en sortant du cinéma. Le retour à la vie réelle était toujours un choc. Choc qui s’est amoindri au fil des années jusqu’à disparaître peu à peu. L’habitude, peut-être. Le film. La part de soi que l’on accepte d’y laisser rentrer. Cela n’a rien à voir avec la taille de la salle, la distance par rapport à l’écran ou son voisin d’accoudoir. Lorsque un film nous touche vraiment on oublie les détails physiques autour de soi. Par exemple je m’étonne toujours des gens qui vont aux toilettes au cinéma pendant le film. Ils pensent peut-être que le projectionniste va appuyer sur la touche pause en les attendant? Mais peut-être ont-ils perdu l’habitude de rester assis deux heures sans une coupure publicitaire.
Le cinéma, c’est pratique parce qu’on peut y projeter plein de choses.
À ce moment précis dans cette scène quand ils étaient au restaurant je me suis dit mais c’est nous.
(bien sûr ce n’était pas nous pour de vrai)
J’imaginais que peut-être tu étais aussi en train de regarder cette scène à peu près au même moment dans une autre salle et je me demandais si tu y avais pensé aussi. Je sais, c’est un peu ridicule.
C’était un peu comme sortir de son corps et se regarder. Que vont-ils faire qu’est-ce qui va se passer ensuite mais comment peut-elle accepter cette situation moi je n’aurais pas pu est-ce que c’est moi qui suis trop égoïste ou bien c’est le cinéma qui ne fait jamais se passer les choses comme dans la vraie vie ?
(c’est sûr ce n’était pas nous)
Le silence après le fondu au noir et le générique. Quelques secondes pendant lesquelles on a entendu ce que l’on n’entend jamais d’habitude : le murmure de la mousse des fauteuils sous les fesses des spectateurs qui commencent à remuer. Ce malaise qui marque la fin de. C’est fini mais pourquoi il n’y a pas de musique à ce générique? Alors le public de la salle obscure a applaudi pour manifester son contentement et son approbation. Comme s’il se croyait être à la place du public sur la bobine du film, dans la dernière scène.
posted 1 year, 2 months ago. Tags: cinema, love or soFiled under texts | Comment (0)
(Aie) l’air narcissique.
Il paraît que l’on vit une ère - ou un air ? - narcissique.
Le narcissisme, c’est le drame de Narcisse, ce jeune homme doté d’une beauté inouïe qui, apercevant un jour son reflet dans l’eau d’une fontaine, en tomba si éperdument amoureux qu’il resta figé sur place à jamais, se transformant peu à peu en une fleur qui prit son nom.
Faut-il croire que l’eau possède parfois la propriété magique de faire apparaître l’être aimé?
Je suis née dans la région Lyonnaise ; je connais un peu le Forez car nous y allions souvent en vacances, en famille. Plusieurs fois, nous avons visité un château nommé la Bastie d’Urfé, car c’était la demeure de Claude d’Urfé, grand-père d’Honoré, l’écrivain, inventeur - malgré lui - du roman-fleuve. Une légende, contée par un guide à l’esprit romanesque, a marqué toute mon enfance. Elle parlait d’une fontaine où l’on pouvait voir, en se penchant au-dessus de l’eau, le reflet de la personne censée nous aimer.
Assez pres de là dans un autre quarré, estoit la fotaine de la Verité d’aamour, source à la verité merveilleuse ; car, par force des anchantemens l’amant qui s’y regardoit, voyoit celle qu’il aimoit, que s’il s’y voyoit auprès, que si de fortune elle en aimoit un autre, l’autre y estoit representé et non pas luy, et parce qu’elle descouvroit les tromperies des amants, on la nomma la Verité d’amour.
Honoré d’Urfé, L’Astrée
Qui n’a jamais rêvé d’une telle curiosité ? Ma naïveté de l’époque ne me faisait pas douter de l’existence de tels pouvoirs, d’autant plus que, preuve indéniable, la fameuse fontaine se trouvait dans le parc du château. Quelle ne fut donc pas ma déception, le jour où je pus enfin approcher cette fontaine : de l’eau, il n’y en avait plus depuis longtemps. La fontaine avait été scellée. Plus de reflets. Plus d’amour. Un drame d’adolescente.
J’ai repensé à cette fontaine, quelques années plus tard, en découvrant dans la vidéothèque paternelle Le voleur de Bagdad - celui de 1940, avec le sexyssime John Justin. Dans une scène mémorable, Ahmad se faufile dans le jardin où la Princesse (je continue à me demander si le personnage à vraiment un prénom…) se détend avec des dames de compagnie. Ces demoiselles, si bien éduquées, poussent de petits cris à la vue d’un homme dans l’eau. “A genius ! a genius !” : il s’agit en fait du reflet d’Ahmad, alors caché dans le feuillage d’un arbre. Mais la Princesse n’est pas, bien sûr, aussi naïve que ses amies. Bien sûr, ça ne l’étonne pas plus que ça d’apprendre que le génie la cherche depuis la nuit des temps (n’est-elle pas supposée être la plus belle du royaume ?). Bien sûr, elle est un peu effrayée quand le “génie” disparaît de l’eau pour se matérialiser derrière elle en beau et fringant jeune homme. Mais très vite elle retrouve le nord, et demande au jeune homme avec une voix sensuelle, levant déjà le menton pour se faire embrasser :
“Where do you come from?
- From the beginning of Time.
- How long have you been looking for me?
- Since the beginning of Time.
- Now that you’ve found me, how long will you stay?
- To the end of Time.”
The thief of Bagdad, 1940
posted 1 year, 4 months ago. Tags: cinema, citation, love or soFiled under texts | Comment (0)





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