Restaurant Aux cercles bleus, 56 rue de la Sablière, Paris 14e
Les contes tziganes se transmettent oralement, grâce aux conteurs. Pourtant, c'est un livre que j'ai ramené, il y a trois ans, de mon stage Erasmus à Budapest. Ce livre contient des transcriptions écrites des contes de János Berki, conteur tzigane hongrois (lire ici une présentation du livre).
Au fil de la lecture, j'ai retrouvé des variantes de contes populaires que je connaissais. Mais ce qui m'a le plus étonnée, c'est de constater que dans l'ensemble, ces contes sont tous plus ou moins tissés à partir de la même trame : "quelque part ou nulle part", un pauvre tzigane quitte le foyer familial pour partir à l'aventure... et épouser la fille du roi – toujours la cadette, la petite blonde!
À partir des éléments récurrents présents dans ces récits, je me suis donc amusée à construire un abécédaire. Chaque lettre correspond à un mot, personnage, objet (A pour "arbre", B pour "barbu", C pour "cheval", D pour "diseuse de bonne aventure", E pour "épée"...) propre aux contes tziganes.
Les définitions sont issues du Petit Robert. Elles sont associées à des citations extraites des contes, qui situent le contexte du mot. Le tout donne ainsi un aspect faussement scientifique à cette classification.
Liste des contes cités : Pierre de l'eau et Paul de l'eau, Le crapaud qui tousse, Miklós fils-de-jument, Adut, Laci-le-fer, Miklós le magnifique.