ball[m]oon
Tuesday, May 20th, 2008Il ne sert de rien à l’homme de gagner la lune s’il vient à perdre la Terre.
François Mauriac
Il ne sert de rien à l’homme de gagner la lune s’il vient à perdre la Terre.
François Mauriac





Ces publicités sont extraites d’un numéro du Chasseur Français datant de 1952. Ce magazine, qui a été lancé en 1885, existe toujours aujourd’hui…!
Il regorge aussi de petites annonces matrimoniales (je ne sais pas si c’est toujours le cas aujourd’hui, mais je feuilletterai un numéro en kiosque à l’occasion).
Ça me donne envie de vous proposer un thème à suivre toute la semaine prochaine : “le mariage à tous prix dans les années 50″…
D’ici là, passez un bon week-end !
These ads are extracted from the magazine Le Chasseur Français (1952), which still exists since 1885.
There are many matrimonial ads too (this magazine were – maybe still is – well-know for that).
So next week there will be a theme about “a wedding at any price in the 50’s”…
Have a nice weekend !

La phrase que je préfère dans Cent ans de solitude:
“[il] acheta un billet éternel pour un train qui n’arriverait jamais à destination.”
Un peu plus haut, il y a cette très belle phrase :
“Étourdi par deux nostalgies qui se faisaient face comme des miroirs parallèles, il perdit son merveilleux sens de l’irréalité, au point qu’il finit par leur recommander à tous de quitter Macondo, d’oublier tout ce qu’il leur avait enseigné sur le monde et le cœur humain, d’envoyer chier Horace, et, en quelque endroit qu’ils fussent, de toujours se rappeler que le passé n’était que mensonge, que la mémoire ne comportait pas de chemins de retour, que tout printemps révolu était irrécupérable et que l’amour le plus fou, le plus persistant, n’était de toute manière qu’une vérité de passade.”
Gabriel Garciá Márquez
Sur une œuvre exposée à la Biennale de Lyon, il y avait ce très beau – mais triste – texte…
soudain j’ai eu besoin de toi
de te parler, et les mots me manquaient
trop lents, pas assez là, et le temps que
je les trouve, ils s’étaient envolés
————————————————————————————————————
————————————————————————-mais peut-être
que ce n’est que comme ça que passent
les idées, entre les mots oubliés
et que le seul travail que l’on ait
soit de se rappeler
retrouver — là où l’on était
on ne parle que de souvenirs oubliés
peut-être est-ce le seul moteur
Bruno Peinado – À Bâtons rompus 3
1997-2000 (affiche sérigraphiée)
Ce matin, j’ai entendu cette chanson à la radio et je me suis dit “oh, mais c’est moi, ça”. Voià. C’est tout.
Bien sûr l’original (à écouter ici) est de Gainsbourg (j’aurais voulu mettre un petit player, mais il ne marchait pas…)
Un grand merci à Awel qui m’a envoyé cette vidéo énormissime sur myspace ! Je ne peux pas m’empêcher de vous la faire partager…